Madagascar

Des enfants de 6 ou 8 ans transportant 6 ou 8 briques sur la tête, d’autres poussant un charroi de lourdes charges, de longues files d’hommes, de femmes et d’enfants marchant le long des routes et des chemins comme des fourmis, parcourant des kilomètres pour rejoindre une école, un champ, ou transportant quelques fruits ou légumes vers le marché… de minuscules cases en bois ou en argile recouvertes de feuilles séchées ou d’herbes abritant familles et volailles… un peuple délaissé, sans véritable gouvernance, qui cherche au jour le jour à trouver les moyens de vivre ou de survivre.

Une Eglise vivant profondément sa foi en Christ ressuscité, chants et prières qui fusent de toute part, communautés vivantes où les enfants et les jeunes, nombreux, occupent les premières places où tous chantent à tue-tête. Les catéchistes, véritables animateurs de communautés locales, animent la prière, préparent aux sacrements, se forment, organisent les différentes cellules d’Eglise éparpillées dans la brousse. Eglise, seule véritable structure organisée au service du peuple.

Un peuple jeune, très jeune, laborieux… un pays où tout pousse sous le soleil et l’eau foisonnante qui irrigue le sol… les potentialités sont énormes, et pourtant nous sommes dans une économie de survie… les ONG sont nombreuses, petites gouttes d’eau dans un océan de pauvreté où la corruption est omniprésente et où une infime minorité tire un énorme profit de la situation.

Evidemment on ne peut revenir indemne d’un tel séjour au pays de l’abbé Jules Eugène. Si cela vous intéresse, je partagerai mes découvertes et mes impressions de voyage le lundi 26 novembre à 20h à la cité paroissiale.

Il est temps de se remettre au travail, avec un cœur encore plus ouvert au partage…

A tous bonne et heureuse semaine.
Abbé Bruno

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1 réponse

  1. Pauchet Thérèse dit :

    Bonjour à tous,
    Avec un peu de retard, merci pour cette soirée du 26 novembre quand on voit des personnes
    de connaissance parmi les Malgaches on s’y croirait.
    L’abbé Jules Eugène nous en avait parlé lors de la neuvaine à St-Antoine des kilomètres parcourus
    pour se rendre aux offices!
    Quelle foi du plus jeune au plus vieux et quel courage pour les processions de villages en villages.
    Bonnes fêtes de Noël.
    Thérèse

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