Corporatisme

. Notre société franco-française est sans-doute trop souvent arc-boutée sur les intérêts particuliers. Chacun défend son pré-carré, ses droits acquis. Certes nous pouvons comprendre qu’il nous faut préserver des conquêtes sociales obtenues de haute lutte : Sécurité sociale, congés payés, travail des enfants….
Voyager quelque peu nous permet d’apprécier ce beau pays que nous habitons. Non seulement ses paysages variés, son climat tempéré, la beauté des côtes et des montagnes, les forêts et les plaines nourricières, nous sommes le grenier du monde et le premier en accueil touristique et pour cause.
Accès à l’éducation et à la santé, qualité des voies de communication…. Nous ne pouvons que faire des envieux aux quatre coins de la planète et pourtant le bonheur semble parfois nous faire défaut, il est de bon ton de se plaindre. De là à faire quelques concessions pour que plus de justice permette une juste répartition des richesses, là le bât blesse. L’âge de la retraite en est un bel exemple, la génération du baby boom soixante huitarde qui a profité des trente glorieuses risque de ne faire aucune concession quitte à laisser une lourde facture aux générations futures….
Rassurez-vous, loin de moi de me lancer en politique, simplement d’inviter, au nom de notre foi, à plus de générosité et d’altruisme. C’est une joie plus intense de donner que de recevoir. Dans les Actes des apôtres, suite à la résurrection de Jésus une nouvelle manière de vivre ensemble prend naissance :
« Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun.
Sans titre
Chaque jour, d’un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut » ; Ac 2, 42ss
Certes il ne nous est pas demandé de vendre nos propriétés, certains font ce choix, épousant comme le dit St François : « dame pauvreté », mais Dieu attend de nous que nous prenions soin les uns des autres et notamment des plus faibles, que nous nous comportions en bons gérants de sa création et non en usurpateurs. Nés sous une belle étoile une conversion de chaque instant nous est demandée : vivre un décentrement, être plus préoccupé d’autrui que de nous-mêmes, si cela menait à une certaine déshumanisation nous pourrions comprendre les résistances, mais non c’est la joie et le bonheur qui en seront les fruits. Nous qui sommes devenus les témoins privilégiés de la résurrection du Christ puissions-nous être les initiateurs d’un monde moins individualiste et égoïste.

Bonne semaine à chacun dans la dynamique du partage et d’un cœur généreux !
Abbé Bruno

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