Edito n° 304 – 2 octobre 2016

Le chemin de Dieu passe par l’homme

 On dit que tu nous parles. Mais je n’ai jamais entendu ta voix de mes propres oreilles.

Les seules voix que j’entende, ce sont les voix fraternelles qui me disent des paroles essentielles.

On dit que tu te manifestes. Mais je n’ai jamais vu ton visage de mes propres yeux.

Les seuls visages que je vois ce sont des visages fraternels qui rient, qui pleurent et qui chantent.

On dit que tu t’assoies à notre table. Mais je n’ai jamais rompu avec toi le pain de mes propres mains. Les seules tables que je fréquente ce sont les tables fraternelles où il fait bon se restaurer de joie et d’amitié.

On dit que tu fais route avec nous. Mais je ne t’ai jamais surpris à mêler tes pas à ma propre marche. Les seuls compagnons que je connaisse ce sont des êtres fraternels qui partagent le vent, la pluie et le soleil.

On dit que tu nous sauves. Mais je ne t’ai jamais vu intervenir dans mes propres malheurs.

Les seuls sauveteurs que je rencontre ce sont des cœurs fraternels qui écoutent, encouragent et stimulent.

Mais si c’est toi, Ô mon Dieu, qui m’offre ces voix, ces visages, ces tables, ces compagnons, ces mains et ces cœurs fraternels, alors au cœur du silence et de l’absence, tu deviens par tous ces frères, paroles et présences.

Jacques Musset

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