Edito n° 412 du 13 janvier 2019 « Nous marchons sur la tête »

Nous marchons sur la tête …

Je suis un peu ulcéré par ces cagnottes mises en place ces temps-ci. Je connais bien des situations qui mériteraient d’être soutenues par des cagnottes … des cagnottes d’espoir et d’avenir. J’oubliais, c’est vrai que ces situations ne sont pas très médiatiques ???

Je suis de plus en plus questionné par ces gilets jaunes … Je préfère de beaucoup apprécier l’engagement de bien des élus et des bénévoles au niveau politique, associatif, caritatif. Certes, ils sont peut-être critiquables mais méditons cette maxime « il y a ceux qui ne peuvent pas se salir les mains car ils n’ont pas de mains. » Je félicite ceux qui aiment à mettre leurs mains dans le cambouis de la vie sociale et citoyenne et qui y engagent beaucoup d’eux-mêmes.

Je suis de plus en plus écœuré par ces réflexions à courte vue de ceux qui opposent les migrants et les SDF comme si les premiers prenaient la place des seconds et étaient privilégiés. Nous n’avons pas à hiérarchiser ni à comparer la valeur des vies. Nous avons tous la même couleur de sang … Tous ceux qui s’engagent pour ces populations savent à quel point il n’est pas facile d’accompagner et d’aider les SDF qui ont souvent un lourd passé, ni facile d’aider les migrants qui ont quitté leur pays pour se donner un minimum d’espoir et d’avenir. Merci à tous ceux qui prennent parti et s’engagent contre toute forme de souffrance, d’exclusion, de pauvreté, de migration subie.

Certes, tout ne va pas bien mais cherchons plutôt des raisons de nous mobiliser, de faire avancer notre société, d’apporter plus de justice et de solidarité que toutes ces critiques faciles, plus souvent égocentriques que soucieuses de solidarité, trop souvent réduites à des slogans faciles et à l’emporte-pièce. Nous n’aurons que la société que nous méritons, que celle que nous serons capables de faire advenir ensemble. C’est celle-là que nous pourrons transmettre aux générations qui nous suivent. Arrêtons de rêver une société parfaite mais employons-nous à construire une société vivable et heureuse pour le plus grand nombre, qui sera faite aussi avec nos fragilités et nos limites.

CLIQUEZ ICI POUR OUVRIR feuille paroissiale n°412

Simplement, Bernard DENIS

 

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.