Édito n° 446 – 11 octobre 2019

 

Et de la cohérence …

J’avoue m’inspirer d’un article du journal La Croix de ce jour pour réaliser cet édito. « Pour être crédibles, soyez cohérents ! » Ce conseil s’adresse à tous et en tous domaines. En tant que chrétiens, cela s’appelle le TÉMOIGNAGE et il faut avouer que ce Galiléen du 1° siècle a mis la barre très haut… tendre la joue gauche, frayer avec les lépreux et les prostitués, mourir pour ceux qu’on aime, faire inlassablement la charité, accueillir le migrant, secourir le pauvre, ne juger personne, pardonner … Depuis le début de son pontificat, le Pape François ne cesse de prôner la cohérence de vie du chrétien.

Le Christ n’exige pas de nous que nous nous situions face à une morale extrême mais que nous ayons comme première exigence morale celle de la bienveillance et de l’attention à toute personne, jamais la juger au nom de principes que nous considérerions supérieurs mais d’abord l’aimer et l’accompagner en portant auprès d’elle le témoignage d’une vie exigeante même si elle ne sera jamais parfaite et facile.

En quoi notre vie d’église est aussi en cohérence avec le message évangélique ? Nous cherchons parfois plus à faire des adeptes pour nos groupes et nos mouvements alors que la conversion ne peut se jouer que dans le respect d’un chemin personnel de découverte du message dont aucun de nous n’a la clé pour l’autre ni en connait le résultat car il en est de la liberté du travail de l’Esprit en chacun.

Cette exigence n’est pas valable seulement pour le croyant mais pour toute personne. S’il est facile de revendiquer, mettre le doigt sur les injustices et les incohérences de notre société, manifester pour le respect de l’écologie et de notre terre, stigmatiser tel ou tel comportement de vie, combien iront jusqu’à en porter le témoignage par la cohérence de leurs idées avec leurs actes. Finalement, la cohérence se niche dans le tréfonds de notre conscience, dans l’exigence personnelle envers soi-même, sachant qu’il n’existe pas de cohérence absolue mais qu’elle est un chemin personnel et fragile, toujours à reprendre et à approfondir.

Simplement, Bernard Denis

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