Edito n°310 – 13 novembre 2016

Sous pression …

Régulièrement, nous sommes sous pression à cause de bien des demandes particulières … certains cherchent à obtenir à tout prix un prêtre et même une messe aux funérailles, d’autres espèrent une date particulière de baptême … et même parfois des demandes très spéciales : 2 parrains ou 2 marraines au baptême, ou ne comprennent pas qu’il n’est pas possible de célébrer un mariage lorsque l’un des 2 est divorcé après avoir été marié à l’église … Certes, nous cherchons à entendre et à prendre en compte les demandes mais tout ne peut plus être accordé et assuré aujourd’hui.

Reprécisons quelques repères :

Je rappelle que l’abolition des privilèges date du 4 août 1789. Dans la Bible, les privilégiés sont les pauvres, les exclus, les petits … ce que nous rappelle régulièrement le Pape François.

Dans toute demande de sacrement ou de célébration, il y a un minimum de conditions à remplir. Il faut que les actes vécus en église gardent un minimum de sens et soient liés à une vie de foi.

Vivre en église nécessite de savoir s’accorder pour travailler ensemble, en prenant conscience que notre église s’appauvrit (diminution du nombre de prêtres et de laïcs engagés, diminution de la pratique chrétienne). Il n’est plus possible d’assumer tout ce qui était vécu il y a quelques décennies.

Le nombre de prêtres diminue et la venue de prêtres de l’étranger n’est pas toujours une solution. Leur jeunesse s’éloigne de plus en plus et ils ont besoin d’être ménagés, respectés, compris. S’ils sont importants à nos yeux, n’ayons pas peur de parler de cette vocation et de ce métier à nos jeunes, d’appeler et de donner envie de s’engager pour l’Eglise. Les prêtres sont issus de nos familles, de nos villages et bourgs, de nos relations.

Voici quelques réactions que je vous invite à partager. Nous serons toujours heureux d’en discuter avec vous. Et oui, la situation du moment ne permet plus de prendre en charge et d’assurer tout ce qui était assuré jadis, ni de la même façon que jadis.

 

Simplement, P. Bernard DENIS

 

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