Le mot de l’abbé

Je ne résiste pas à l’envie de vous partager ce petit conte de Noël, reçu hier d’une « petite sœur carmélite » :

Je t’envoie cette perle que nous avons lue ces jours-ci au réfectoire, dans le livre de Guy Gilbert – que tu connais peut-être :

« Un jeune moine est en train de laver une salade quand un frère, voulant le mettre à l’épreuve, l’aborde et lui demande : « Sauras-tu répéter ce que l’ancien a dit sur l’Evangile de ce matin ? »

– Je ne me souviens plus, lui répond le moine.

– Pourquoi donc écoutes-tu les paroles de l’ancien sur l’Evangile si tu ne te les rappelles pas ?

Le petit frère lui répond benoîtement : « Regarde ! L’eau qui lave la salade ne reste pas dans les feuilles. Et pourtant, ma salade est parfaitement lavée. »

Cette métaphore superbe dit combien la lecture de l’Evangile, même si l’on ne s’en souvient pas, même si on ne la comprend pas bien, nous imbibe par le phénomène de la grâce. »

Moines

En cette fin d’année je vous, je nous souhaite de nous laisser imbiber de l’Evangile, à la manière d’une bonne viande qu’on laisse macérer dans le vin. A ce propos j’ai une magnifique recette de Gigue de chevreuil macérée dans un banyuls avec des fruits rouges, Hum, je m’en pourlèche les babines.

Et si notre entourage pouvait dire de  nous : « sa vie, elle a la bonne odeur de l’Evangile ! » ; Ce serait sans-doute le plus beau des compliments que l’on pourrait nous faire, ne pensez-vous pas ?

Allez bonne fin d’année !
Abbé Bruno

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