L’économie du don.

Bilans, marges brutes, productivité, investissements, pression fiscale…  tous ces termes mènent le monde et les rapports entre les hommes, les pays….

Le CAC 40, le PIB, la Croissance… tous les jours nous sommes abreuvés de chiffres qui souvent nous portent au pessimisme, à la désespérance. C’est dit-on l’économie réelle !

La mamie qui accueille ses petits-enfants le jour de vacances, la personne hospitalisée que l’on visite,  la vie associative auprès des démunis : restos du cœurs, secours populaire ou catholique… les clubs sportifs, les associations de défense, les syndicats, les parents  d’élèves, les clubs divers…

La vente actuelle des tulipes contre le cancer qui mobilise tant de bénévoles pour cueillir, assembler, livrer, vendre… nous pourrions multiplier à l’infini l’ouvrage des bénévoles de tous âges, de toutes obédiences qui donnent de leur temps, agissent sur tous les fronts. Que serait notre société si elle se résumait à l’économie de marché ?

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La vie de l’Eglise depuis 2000 ans s’inscrit dans ce courant. Jésus de Nazareth vient détourner de leur travail productif Jacques et Jean, les fils de Zébédée, Simon et André, les pécheurs du lac et même Matthieu le collecteur d’impôts pour les entraîner dans le don d’eux-mêmes, « Vous n’emporterez rien pour la route, si ce n’est un bâton ; vous n’aurez ni pain, ni sac, ni pièces de monnaie dans votre ceinture. Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ ». Marc 6, 7-10.

Au terme de la route, le Seigneur ne nous demandera pas notre fiche de salaire, le montant de notre compte en banque, le nombre de nos enfants et petits enfants, non rien de tout cela. La seule question sera : « as-tu donné de ton temps bénévolement ? ».

« J’ai eu faim, m’as-tu donné à manger, j’étais étranger m’as-tu accueilli, j’étais malade, en prison, m’as-tu visité ? » Mt 25.

Voilà, sans-aucun doute la seule économie qui vaille en temps de croissance ou de décroissance, et ils sont si nombreux celles et ceux qui œuvrent dans cette économie de la gratuité et du don, grâce à elle nous pouvons entrevoir l’Avenir dans l’Espérance. «Viens vite mon ami tu as été fidèle en peu de choses, viens que je t’en confie de plus grandes ! » Mt 25, 21.

De cela, les médias en parlent si peu !

Bonne semaine !
Abbé Bruno.

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