Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager

Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager »

Samedi dernier nous accueillîmes la paroisse de Lens en marche. Un groupe de marcheurs assez conséquent a traversé le diocèse de Lens jusque la cathédrale de N.D. de Boulogne faisant halte pendant plus de 10 jours dans les lieux de pélerinages : N.D des ardents, Amettes, la grotte de Clairmarais… accueillis par les communautés locales.   Temps d’échange et de fraternité, témoignages poignants de frères et sœurs dans la foi, touchés par le handicap ou la précarité, heureux d’avoir rencontré le Christ au cœur de leur vie.

Lundi, je vivais un temps exceptionnel au cimetière de Rely où nous remettions dans les mains de Dieu un réfugié anonyme écrasé quelques jours plus tôt sur l’autoroute A 26 . Musulmans, chrétiens, Erythréens, français, nous étions ensemble au coude à coude, la vie de tout être humain à commencer par les parias de ce monde vaut plus que tout l’or du monde.

Instinctif partage

Mardi, ce fut le frère Dominique Collin qui ouvrit avec nous la lettre de St Jacques :

« Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ? Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ; si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ?

Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte. »Jc  2, 14

Dimanche prochain, 6 avril je vous invite tous à venir célébrer la fraternité au cours de l’Eucharistie du dimanche,  à 11h15, à la collégiale d’Aire. Avec les membres du Secours Catholique, des Equipes St Vincent, du C.C.F.D et une association des gens à la rue de la ville de Rouen. Nous mettrons en œuvre cette belle déclaration du rassemblement national : Diaconia 2013 : « Personne n’est trop pauvre pour n’avoir rien à partager »

Frère Dominique nous disait que lever le pied pour faire un pas de plus c’est prendre le risque, un court instant, d’être en déséquilibre, ne reposant que sur une seule cheville, mais si nous ne prenons point ce risque nous restons immobiles et l’immobilité c’est la mort.

Puissions-nous ensemble à l’exemple de nos marcheurs Lensois prendre le risque d’ouvrir notre cœur à la fraternité et à la générosité. La foi sans les œuvres est inutile !

Bonne semaine et à dimanche prochain !

Abbé Bruno

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