Christian

qui nous revient de la dernière session du synode interdiocésain nous exprime sa joie d’avoir rencontré la prieure des clarisses d’Arras. Il nous partage son étonnement : « les clarisses ne vivent que du don et de la générosité des chrétiens».

Mais Christian, c’est toute l’Eglise qui ne vit que du don et de la générosité des fidèles ! l’abbé que je suis, ne vit pas de son travail. Je ne fabrique rien, je ne produis rien, je n’ai rien à vendre sur les étals des marchés. Certes, j’officie, je reçois, j’accueille, je rencontre, j’anime des réunions, rien qui se monnaie. Quêtes, honoraires, offrandes libres, denier de l’Eglise pourvoient aux charges d’une paroisse, aux salaires et charges des personnes employées et des prêtres. Nous faisons confiance à la Providence, non sans inquiétude pour demain, quand nous voyons partir nos anciens donateurs, peu renouvelés par les générations plus jeunes.

Sans titre

Il ya quelques années Véronique que j’avais accompagnée pendant des années au cours de camps d’été, de sessions diverses,  que je transportais de réunions en réunions…. Gracieusement ! Véronique me dit : « C’est vrai Bruno que si je me marie il me sera demandé 150 euros (c’était le montant proposé à l’époque) ». « Mais non Véronique », ce fut ma réponse. « Ah, je savais bien ! » dit-elle.

« Non Véronique, si je te marie, je te recevrai trois fois, je préparerai la célébration, je présiderai la cérémonie,  cela représentera au minimum 5h30 de mon temps, tu me dédommageras au tarif de ton salaire horaire de cadre informaticienne et ce sera très bien ! »

J’ai oublié de facturer évidemment le bénévolat de Laurence qui, chaque semaine, donne une journée de son temps pour l’administratif et la composition des dossiers de mariage, le bénévolat de Pierre qui prépare le lieu de la célébration et balaye les confettis indispensables à la fête au sortir de la célébration. Je n’ai pas parlé des chaises à ranger, de l’aspirateur et du prix des cierges et de l’électricité.

Oui, avec nos sœurs clarisses nous vivons grâce à la générosité des fidèles. Chaque jour nous en apprécions la valeur. Nous avons beaucoup de chance, des amis ou des paroissiens nous accueillent pour des temps de vacances, nous vivons au cœur d’un réseau d’amitié exceptionnel. Les pauvres de chez nous ne peuvent pas en dire autant. Et pourtant notre richesse n’a rien de monayable elle est faite de cette humanité partagée. Notre richesse ne se calcule pas en euros mais en amis. Quelle belle vie pétrie d’humanité !  Que serait l’Eglise sans le bénévolat de tous et le temps donné ?

Enfin Véronique, quand tu viendras à la messe du dimanche ou à la future célébration de mariage de ta meilleure amie, pense à nous, quand tu mettras ton obôle à la quête. D’avance je t’en remercie.

Bonne semaine à tous !

Généreusement vôtre.

l’abbé Bruno

 

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