Edito n°253 – 11 septembre 2015

Chers amis, de retour dans le pays de la Lys pour quelques jours, votre nouveau doyen, Bernard, me demande quelques mots pour la feuille de semaine. La question de l’immigration ne cesse de faire l’actualité sur nos écrans et dans nos journaux. Nous ne pouvons rester insensibles à cette question. Il y a plus de 10 ans que je suis en contact avec ceux qu’on appelle « les réfugiés ». pour moi ils sont plus simplement des amis. En quelques mois la situation a bien changé que ce soit sur Calais où ceux qui espèrent passer en Angleterre sont de plus en plus nombreux (environ 3000 venant de l’Afghanistan, d’Iran, du Koweit, du Soudan, de l’Erythrée, Ethiopie, de l’Irak et de la Syrie…) ou sur Norrent Fontes (150 venant principalement de l’Erythrée dont un grand nombre de femmes). Les associations sont très précieuses pour une présence, un soutien qui  sont bien accueillis . Quelques uns demandent l’asile politique, la plupart d’entre eux attendent le passage pour l’Angleterre dans des conditions très précaires.

Mgr Jaeger à la rencontre des migrants

Mgr Jaeger à la rencontre des migrants

 

Je reprends ici quelques mots de Monseigneur Jaeger  lors du pèlerinage à Amettes :

« C’est peut-être un signe de la providence que ce soit dans le pays de Benoît que les circonstances nous appellent à regarder de façon particulière des hommes et des femmes qui arrivent chez nous. Certes, ce n’est pas à Amettes, au pays de Benoît, que l’on va résoudre tous les problèmes de notre humanité, tous les mouvements des peuples, tous les déplacements des hommes et des femmes. Ce n’est pas à Amettes que l’on va faire tout à coup que tous les pays soient en paix et que tous les pays se développent et que dans une collaboration harmonieuse ils travaillent ensemble à la beauté et à la joie de l’humanité…

Mais à Amettes, à la suite de Benoît, nous pouvons ouvrir nos yeux et nos cœurs. Nous avons appris par une image saisissante cette semaine que nos frères réfugiés n’étaient pas d’abord un problème, une question, mais qu’ils avaient un visage  qui peut être douloureux, un visage qui peut être celui de la mort d’un enfant syrien sur une plage. Quoi de plus dramatique ? La conversion n’est pas de trouver la solution aux difficiles problèmes que nous rencontrons, à l’échelle de la planète. La conversion, c’est de découvrir que chaque frère humain, quelle que soit son origine, a un nom et un visage. Nous ne pouvons pas rencontrer tout le monde, mais nous pouvons serrer la main, sourire et accueillir une personne, deux personnes, une famille.

Nous pouvons faire un bout de chemin ensemble. Il y a parmi nous ce matin dans notre assemblée des hommes et des femmes qui cherchent un avenir de paix, un avenir de joie, un avenir de bonheur. Ils ont une histoire. Ils ne sont pas des réfugiés. Ils sont des frères et sœurs que Jésus Christ nous donne et que nous avons à aimer. Entrer en relation fraternelle avec eux, ce n’est pas résoudre des problèmes immenses, mais c’est changer un rapport, une relation, une vie. Et c’est ce qui est sans doute premier et fondamental dans ce que nous avons à opérer ensemble. Et c’est là que nous trouverons l’énergie pour que notre humanité se transforme et se renouvelle. »

 

Après la neuvaine, Mgr Jaeger est allé sur le camp de Norrent-Fontes, rendre visite à ces hommes et  femmes qui aspirent à une vie meilleure .

L’association Terre d’Errance a toujours besoin de votre soutien
(Terre d’errance : 06 95 28 29 43 )

Michel Delannoy

 

Retrouvez la feuille de semaine ci dessous :

feuille paroissiale n°253

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